vendredi 30 septembre 2016

La relecture : mon moment préféré

Certains auteurs la redoutent, d'autres la considèrent comme une corvée. D'autres enfin, dont je suis, perçoivent cette phase comme un moment privilégié et déterminant.

La relecture est un moment important dans l'élaboration d'un roman, elle constitue la dernière étape avant envoi à l'éditeur. Ensuite... plus de retour en arrière possible.





dimanche 4 septembre 2016

Un auteur, ça fait quoi de son temps ?

Vous vous demandez ce qu'un auteur fabrique de tout son temps ? 
A-t-il des échéances, des défis autres que l'écriture à relever, des activités parallèles ?
En guise d'exemple, découvrez mon planning de rentrée, qui s'étire jusqu'à la fin de l'année... et qui risque même de s'étoffer en cours de période ! 
Bonne rentrée à tous :D



mardi 30 août 2016

Le Transmédia : comment "étirer" une oeuvre

Hier, j'ai eu le grand plaisir d'assister à une journée de formation sur le Transmédia et les nouvelles techniques de narration.
A l'heure où le Net vient bouleverser l'hégémonie des principaux supports qu'étaient jusqu'ici la télévision, la presse, et le cinéma, il est effectivement vital pour nous, auteurs et créateurs de contenus, de nous familiariser avec les nouvelles formes de communication.
J'ai découvert durant cette journée, à quel point je suis loin de savoir profiter des outils qui sont mis à ma disposition, le plus souvent gratuitement, et combien il est important d'être aussi créatif dans la construction de ma communication que dans celle de mes fictions.

Créer une histoire autour de son histoire

Faire du transmédia, ce n'est pas parler de son oeuvre partout sur les réseaux sociaux, sur les blogs, sur des supports tous azimuts, en espérant attirer l'attention. Ce n'est pas tenter d'occuper le Net de multiples façons en imaginant que les gens vont ainsi venir à nous. Agir de la sorte, c'est surtout polluer le web déjà surchargé d'informations, et crier au milieu de la masse : la probabilité pour qu'on vous entende est quasi-nulle.

Faire du transmédia, c'est construire un édifice qui va vous permettre de vous élever au-dessus de la foule et d'être ainsi mieux identifié.
Cet édifice consiste à prévoir dès l'origine, avant même que votre oeuvre ne paraisse sur le net, une articulation de supports très divers (réseaux sociaux bien précis, vidéos youtube, extrapolation sous forme de jeux, création d'applications...), et de les y intégrer ! Ils vous permettront de prolonger, d'agrandir l'univers que vous avez créé, et d'aller chercher vos lecteurs exactement là où ils se trouvent.

EXEMPLE

Durant cette journée, j'ai eu la chance de voir mon projet sélectionné pour être étudié sous forme de cas pratique. Il s'agit de la saga littéraire "Les Enfants de Pangée", qui sera publiée par les Editions Hélène Jacob à partir de février 2017, et qui s'étirera sur trois tomes.

Nous avons commencé par bien identifier la cible : prioritairement le lectorat des 15-20 ans, de type "connecté", et appréciant notamment les oeuvres d'anticipation ou fantastique.

Puis nous avons passé plus de trente minutes à débattre des objectifs que je poursuis :
- créer chez les jeunes une forte identification aux héros appelés "Pangéens,' qui développent un lien particulier avec leur planète et en deviennent les Messagers.
- susciter chez eux l'envie d'en savoir plus sur le lien Homme-Terre (aspect pédagogique caché)
- évidemment, de facto, inciter à l'achat du tome 1 et aux suivants

Normalement, une architecture transmédia nécessite plusieurs jours de travail, et rassemble plusieurs personnes aux compétences complémentaires. Ici, en quelques heures, nous avons pu élaborer malgré tout un début de process, avec notamment :
- l'insertion, dans l'histoire elle-même, d'un "Forum des Pangéens", dont les héros se servent pour communiquer, et que nous allons véritablement créer sur le Net. Sur ce forum, nous lancerons des sujets de discussion et une animation très proches de ceux évoqués dans le livre.
- la création d'une page FB de l'une des héroïnes, qui pourra partager ses états d'âme, donner des infos exclusives, etc... Là encore, cette page sera directement évoquée par le personnage dans le livre.
- bien d'autres outils, via différents réseaux sociaux et plateformes, complètent notre plan, dont je ne peux pas vous révéler tous les détails, et qui s'étire bien au-delà de la sortie du tome 1

BONNE RESOLUTION

J'ai vraiment pu effectuer une prise de conscience hier. Utiliser le transmédia, c'est raconter en dehors de son livre : la narration a dorénavant plusieurs couches, qui doivent être reliées entre elles pour maximiser l'intérêt, et étendre le lectorat.
A présent, je créerai pour chacune de mes oeuvres, dès leur écriture, un vaste plan interactif, de façon adaptée et réfléchie.
Un nouveau défi et un immense champ des possibles s'ouvrent à moi !

Je vous invite à vous ouvrir à eux également. Inscrivez-vous à ce type de formations, même si c'est sur une journée : elles valent le détour.
Vous pouvez également consulter en bas de page le site du formateur que j'ai rencontré, dont les connaissances sont abyssales !

Joyeuse découverte et meilleurs voeux pour vos projets !

jeudi 21 juillet 2016

Commencer... et finir !

Beaucoup de lecteurs m'ont confié qu'ils aimeraient écrire eux aussi, mais qu'ils ne dépassent que rarement les trois premiers chapitres...
Alors je vous propose une explication à ce blocage, et une façon d'y remédier.


Commencer... et finir !

samedi 2 juillet 2016

Le lien auteur-lecteur

 
Ils se parlent à travers des lignes, et partagent des moments intimes qui peuvent parfois durer des heures.

Ils ne se connaissent pas personnellement, mais un imaginaire les relie, des émotions aussi, et leurs consciences fusionnent le temps d'une histoire... Elles se nouent et s'enlacent, lovées dans une bulle qui n'appartient qu'à elles.

La relation auteur-lecteur est une relation à part.

Profondément humaine, "encrée" dans le terreau de notre intellect et de notre capacité à l'empathie, elle ne dépasse que très rarement le stade du livre partagé, mais donne pourtant de jolies pousses, que l'un et l'autre continueront d'irriguer à chaque nouvelle histoire qui viendra les abreuver.

Même s'ils ne se voient jamais (ou pratiquement), même s'ils ne vivent rien de ce que des "amis", des "proches" partagent normalement (sorties, confidences, quotidien...), l'auteur et le lecteur s'apportent, se parlent, échangent, dans une intimité unique en son genre et dans une dimension qui les dépasse.

J'ai récemment pu éprouver toute la force de ce lien, si invisible et silencieux qu'on a le plus souvent l'impression qu'il n'existe pas. 

Il m'a suffi de "demander" quelque chose à mes lecteurs... pour subitement le recevoir ! J'avais besoin de photos pour une campagne de promotion. Des clichés de mon livre, devant un monument ou dans un décor qui permette de démontrer qu'il "voyage", qu'il passe les frontières... qu'il se répand et accompagne les gens.

New-York, le Pérou, Londres, Budapest... des lecteurs ont réalisé de magnifiques clichés et me les ont envoyés avec la joie de ceux qui donnent, pour vous remercier d'en avoir fait autant.

Il est des auteurs qui disent écrire pour eux-mêmes, et qui publient leur livre comme on jette une pièce dans une fontaine. Une sorte de "petit bonheur la chance", pour soi. 

En ce qui me concerne, j'ai toujours voulu écrire parce qu'un imaginaire prenant déborde de ma tête, et que j'ai un besoin viscéral de le transmettre. J'écris en direction des autres, à chaque ligne. C'est ma façon de me situer dans la société, ma façon de donner... Ma mission de vie en quelque sorte.

Avoir reçu ces photos... fait partie des plus beaux moments de ma vie d'auteure. 

Quand on écrit, même si c'est pour le monde qui nous entoure et toutes les personnes qui le composent, on est seul. Et on ignore totalement si on a réussi à créer un lien avec ses lecteurs...

Le retour de boomerang, jailli de nulle part, envoyé depuis l'horizon, est une extraordinaire révélation.

Pour cette raison... j'aime encore plus écrire qu'avant.

C'est la loi du don... Une fois que la spirale est enclenchée... ;)

mercredi 8 juin 2016

L'Imagination : un pouvoir à reconquérir

A travers les époques et les cultures, elle a souvent été présentée comme un mal. Un danger. Le moyen le plus court de se perdre, de se laisser aller, de se déconnecter de la réalité, ou d'intervenir sur elle de façon délétère, en remettant en question ce qui ne doit surtout plus l'être, en déconstruisant la vérité si chèrement gagnée.
 

Pomme edenLa Bible a présenté ce pouvoir, qui devait rester divin, comme le pire fléau qui pourrait s'abattre sur l'homme s'il venait à vouloir l'utiliser. L'homme était censé se contenter d'obéir, suivre aveuglément les ordres qui lui étaient donnés parce qu'ils étaient les garants de sa félicité. Réfléchir, remettre en question, imaginer autre chose, lui était interdit...

Et pourtant... l'imagination est précisément ce qui l'a ouvert à la possibilité de devenir pleinement humain. Elle est la porte qui lui a permis de franchir un seuil. L'enfant soumis et guidé, a ainsi pu se mettre à marcher seul et avancer vers l'âge adulte. Il s'est mis à jouer à Dieu, en découvrant le pouvoir de bâtir le monde à sa propre convenance. L'imagination, est le seul chemin qui lui permette de grandir...

Mais ce pouvoir est dangereux, parce qu'il ne connaît aucune limite. Ni dans le temps, ni dans l'espace. Ni dans la quantité, ni dans la qualité. Un véritable pouvoir divin, qui nous dépasse largement, dont nous ne connaissons pas les règles, et que nous peinons grandement à apprivoiser.

Oeil terre
 
Ce pouvoir ne fait pas seulement de nous des êtres libres, mais aussi des êtres responsables.
Puisque nous avons la possibilité de transcender nos situations, de transformer la fixité en éternelle évolution, de remettre en question et expérimenter les voies jusqu'à trouver la bonne, nous sommes également responsables de l'utilisation que nous en faisons et de ses retentissements. Tout comme nous sommes responsables du refus de prolongement, lorsque nous nous contentons de rêver d'autre chose, sans chercher à le concrétiser d'une quelconque façon.

L'imagination est notre plus grand pouvoir, et notre plus lourd fardeau. Notre plus grand fléau, et notre plus beau cadeau.

Or, plus que jamais, aujourd'hui, nous avons besoin de nous remettre à imaginer.
Imaginer un autre monde, régi par de nouvelles règles, où les lois naturelles auraient autant leur place que les ordonnances humaines. Imaginer un monde où l'équilibre règnerait, entre les hommes, les cultures, les êtres vivants, et leur environnement. Plus que jamais, nous avons besoin de sortir de ce carcan dans lequel nous avons été figés, et dont le caractère inique n'est plus à démontrer. Plus que jamais, l'imagination de l'homme a un rôle à jouer. Un rôle qui pourrait bien aller jusqu'à sauver une planète entière de la catastrophe, s'il est assumé.

Si nous abandonnons ce pouvoir, nous abandonnons notre humanité.
 Prison 2L'imagination fait de nous des êtres libres, sans elle nous sommes en prison.


En bref : pour être pleinement humain, soyez perpétuellement imaginatif.

Car, outre son pouvoir de régénération continuelle, c'est grâce à elle que la sympathie et la compassion existent. Nous ne nous sentons liés aux autres que parce que nous savons imaginer ce qu'ils ressentent, et que ce ressenti devient alors également le nôtre. Si nous cessons d'imaginer, nous nous déconnectons les uns des autres, et nous devenons des êtres esseulés, impuissants, et vides.

 
Remettons-nous à imaginer qu'un autre monde est possible.
Redécouvrons ce pouvoir de création et d'influence, d'action et de changement,
avant d'en perdre le souvenir pour de bon,
et de nous penser indignes de sa possession.

vendredi 3 juin 2016

Elaborer des personnages

Si l'intrigue est à une histoire ce que l'architecture est à un bâtiment, les personnages, eux, en sont à la fois la clef de voûte, le décorum, et l'âme.
Il faut les soigner. Un personnage attachant peut parvenir à palier une histoire maigre, un personnage complexe qui souffre, réagit, évolue et apprend, déclenche une addiction qui fait tourner les pages.
Qu'il soit secondaire ou principal, chaque personnage mérite de l'attention. Même s'il est vrai que la surprise et l'improvisation feront toujours partie des règles du jeu de l'écriture, il n'empêche que des personnages laissés en liberté, au petit bonheur la chance, ça fait des bêtises. C'est souvent de là, que nous vient une impression désagréable de perte de repères quand nous suivons une histoire, qu'elle soit littéraire ou audiovisuelle. Un personnage qui se met à devenir multiple, à endosser un rôle qui ne lui est pas dévolu ou à évoluer dans tous les sens, peut massacrer une histoire pourtant solide.
 
Alors vous trouverez ici une petite fiche dont je me sers systématiquement, et qui m'aide beaucoup à enrichir, approfondir et renforcer la psychologie et la crédibilité de mes personnages. Tout ce que vous y écrirez ne vous servira pas forcément, mais plus vous aurez de pâte à modeler, plus vous serez assurés de ne pas perdre le contrôle ni le fil de votre personnage. Et, plus que tout, vous aurez une idée claire de ce qui peut le rendre : attachant, identifiant, et évolutif.
 
Pour que ce soit plus parlant, je vous la communique remplie, avec l'un de mes personnages de série ("Remparts"). Vous pouvez évidemment l'adapter à votre propre histoire, en supprimant notamment les "forces et faiblesses professionnelles", qui avaient un rôle de premier ordre dans mon cas, mais pas forcément dans le vôtre.
 
Vous souhaitant de palpitantes naissances !